Les nichoirs à chauve-souris pour aider la vigne

Les chauves-souris sont un bon moyen écologique pour lutter contre les maladies de la vigne, notamment l’eudémis, qui nuit au raisin voire par la suite tout le vignoble.

L’eudémis de la vigne

Nombreux sont les parasites qui touchent la vigne, l’eudémis en fait partie et favorise le développement de la pourriture grise.

Il existe 3 générations de chenilles : Celle qui perfore les boutons floraux et les dévore, cela peut amener un dessèchement voire la perte de celui-ci. Mais les dégâts restent moindres face aux autres générations de la chenille.

En effet la deuxième génération se transforme en papillon qui va donner à leur tour des chenilles de la même façon que la troisième génération. Ces deux générations vont occasionner des blessures et perforer les grains de raisin. Cela va entraîner l’écoulement du jus sucré et ainsi favoriser l’installation de la pourriture grise et d’autres pourritures secondaires (la pourriture grise engendre le risque de pourriture acide, transformant le sucre en vinaigre).

Crédit photo : Viticulturevignoble.fr

Les chauves-souris contre l’eudémis

Les chauves-souris, prédateurs de nombreux insectes, favorisent la lutte contre l’eudémis en chassant et mangeant leurs proies.

Disposer de nichoirs dans les vignobles, permettrait aux chauves-souris de chasser les insectes (dont l’eudémis). Une étude menée par la Ligue des Protections des Oiseaux (LPO) en Aquitaine, Eliomys et l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA), prouve que les chauves-souris augmentent leur activité de chasse en présence des ravageurs.

Les viticulteurs se demandent si l’activité de celle-ci, suffit-elle à éliminer l’eudémis ? À noter qu’une chauve-souris peut manger 1500 à 3000 insectes en un seule nuit, soit un tiers de son poids !

Cependant, seules 3 espèces prédatrices d’eudémis ont été recensées : 

–       La pipistrelle commune : la plus petite espèce d’Europe se nourrie principalement d’insectes. On peut la trouver dans les villages, les villes ainsi que dans les milieux boisés,

–       La pipistrelle de Kuhl : espèce de petite taille, on la retrouve dans les vallées, les fissures de bâtiment. Elle chasse la nuit autour des lampadaires, des champs,

–       L’oreillard gris : espèce reconnaissable grâce à ses grandes oreilles, elle se situe dans les plaines, les forêts. Elles chassent habituellement à moins de 2 km de leur gîte.

Crédit photo : Marie Charlotte Michaud

Des actions sont mises en place pour cerner l’impact des mammifères sur les vignes, ainsi que des études. Par exemple, celle menée par le CEN d’Aquitaine (Conservatoire d’espaces naturels) qui étudie le survol des chauves-souris au-dessus des vignobles et observe leurs actions de prédation. Le CEN participe à la préservation de la biodiversité de la région par l’étude et la mise en œuvre d’une gestion écologique des milieux naturels.   

L’ODG a décidé de mener un partenariat avec les écoles, collèges et lycées ou autres associations pour réaliser des nichoirs à chausse-souris.

L’installation de nichoirs dans les exploitations permettra de lutter contre l’eudémis et préservera la biodiversité des vignobles. 

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